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Report du plan de relance : "il fallait resserrer des boulons pour garantir la sécurité sanitaire"
Origine:  sudouest
Lundi, 24 Août 2020 07:56

Bruno Le Maire a évoqué le report de la présentation du plan de relance le temps de mettre en place des nouvelles mesures de lutte contre la propagation du Covid-19.
Le gouvernement a décalé d'une semaine la présentation de son plan de relance de l'économie. "Le président de la République et le premier ministre ont estimé,... Lire la suite


Lyon : fin de la tolérance pour le non-respect du masque obligatoire
Origine:  lyon capitale
Lundi, 24 Août 2020 07:56

Le masque est obligatoire dans certaines zones de Lyon depuis le samedi 22 août. A partir de ce lundi, les amendes pourraient tomber.

Le sexe après une blessure génitale
Origine:  VICE
Lundi, 24 Août 2020 07:54

Le 7 septembre 2011, Aaron Causey, spécialiste de la neutralisation des explosifs et munitions au sein de l'armée américaine, a répondu à un appel concernant un colis suspect alors qu'il était en mission en Afghanistan. L'objet, a-t-il constaté en s'approchant, n'était pas une bombe. Il s'agissait d'un leurre, mis en place de manière à ce que toute personne s’y approchant déclenche un engin explosif improvisé (EEI). Il a explosé à proximité d’Aaron. Il lui a détruit les jambes, les mains, et lui a cloué les épaules avec des éclats de métal. Il a également déchiré son scrotum, ne lui laissant que les deux tiers d'un testicule et ne lui permettant plus de produire de la testostérone. Un an avant, il avait épousé Kat Causey. Les limites de ses blessures et la perte de libido due à son manque de testostérone allaient changer leur vie sexuelle pour toujours.

Dans le passé, les blessures de guerre comme celle d'Aaron étaient peu fréquentes, car la trajectoire des balles et des éclats d'obus était plus susceptible de toucher le haut du torse ou la tête des soldats que leur entrejambe. Alors que des groupes comme les talibans ont développé leurs engins explosifs improvisés de sorte à infliger un maximum de dégâts à leurs adversaires, et que la médecine de terrain a progressé pour aider les soldats à survivre à des blessures graves comme celle d'Aaron, le nombre de soldats rentrant chez eux avec des blessures aux organes génitaux a grimpé en flèche. Selon une étude, au moins 1 500 Américains impliqués dans les guerres au Moyen-Orient ont subi des blessures génitales entre 2005 et 2017. Beaucoup de ces blessures se sont produites entre 2009 et 2011, alors que les États-Unis ont commencé à augmenter le nombre de soldats déployés et patrouillant activement en Afghanistan. En 2010, près de 13 % des blessures de guerre subies par les Américains concernaient leurs organes génitaux, contre 2 à 5 % lors des guerres précédentes. Au moins un tiers de ces blessures ont été classées comme graves.

Les blessures génitales ont diminué chez les soldats américains ces dernières années grâce au développement de nouvelles formes de protection de l'aine et à une réduction des effectifs en Afghanistan. Mais elles sont encore incroyablement courantes – bien que moins comptabilisées, discutées et étudiées – parmi les soldats et les civils dans d'autres zones de conflit où les EEI et autres armes similaires sont largement utilisées.

L'étendue et la nature de ces blessures varient, allant de l'ablation d'un testicule à la destruction totale du pénis et des testicules, en passant par l'absence de dommages visibles, mais avec un traumatisme interne et une atrophie des tissus génitaux. Mais la plupart des blessures génitales liées aux EEI sont plus graves que les blessures génitales que les civils subissent dans les accidents, les bagarres et autres tragédies quotidiennes, et sont donc plus difficiles à traiter ou à réparer pour les professionnels de la santé.

Toute lésion génitale peut modifier la façon dont une personne a des relations sexuelles. La peur de ne plus pouvoir avoir de relations sexuelles après une blessure génitale, associée à la crainte de perdre une partie ou la totalité des éléments qui, selon de nombreux hommes, définissent leur identité sexuelle, a conduit certains soldats à dire qu'ils préféreraient mourir plutôt que de vivre sans leur pénis ou leurs testicules.

Les tabous qui entourent la sexualité après une blessure génitale, ainsi que l'expertise médicale assez limitée sur ce sujet, peuvent constituer de sérieux obstacles pour les personnes qui tentent de retrouver une intimité physique. Mais le fait de perdre une partie ou la totalité de ses organes génitaux n'est pas nécessairement une condamnation à mort pour la vie sexuelle. Les traitements hormonaux et la thérapie peuvent aider à restaurer la libido après une perte de testicules, tandis que la chirurgie reconstructive, les strap-ons et, plus récemment, la promesse de greffes de pénis peuvent rétablir la capacité d'avoir des relations sexuelles.

Les vétérans souffrant de blessures génitales ont commencé à parler ouvertement de leur vie sexuelle, brisant ainsi des tabous et aidant les experts à renforcer leurs connaissances et leur matériel de soutien. Au cours des cinq dernières années, de nouvelles ressources ont vu le jour pour les personnes ou les couples vivant avec ces blessures. Mais ces ressources sont souvent axées sur la fertilité et contiennent rarement des détails sur l'expérience de la sexualité elle-même.

Nous avons récemment parlé avec Aaron et Kat Causey, qui plaident pour une reconnaissance et une discussion ouvertes de tous les aspects de la vie après des blessures génitales, y compris le sexe et l'intimité. Ils partageant leurs propres expériences.

« J'ai passé un peu de temps seul à l'hôpital, alors j'ai testé la masturbation. Mais j'ai éjaculé du sang et c'était effrayant comme tout. J'ai dû voir un urologue après ça, et il m'a dit : “Vous devez continuer” »

Kat Causey : Il n'y a rien de particulier à dire au sujet des débuts de notre relation. On faisait l'amour, de manière plutôt standard. On était souvent séparés par la distance, alors on mettait l’accent sur la qualité plutôt que la quantité. On s’envoyait des sextos, des vidéos, des mails cochons.

Aaron Causey : On a passé de bons moments.

Kat : Les choses ont changé avant son déploiement. Je voulais avoir plus de sexe. Mais il s'entraînait souvent pendant 12, 14 heures par jour. Ensuite, quand il partait, c'était douloureux.

Aaron : Mon travail consistait à désarmer des explosifs – et éventuellement à finir par me faire exploser. L’éventualité que ça pète est là dès le premier jour, dès le premier briefing. Mais une partie du travail consiste à ne pas penser à ce genre de choses et quand vous commencez à y penser, c'est là que vous êtes blessé ou tué.

Kat : On parlait plutôt de mort, mais jamais de blessure.

Aaron : Plusieurs de mes amis sont morts ou ont été blessés. Mais on s'attend plus à mourir qu'à être blessé. En tout cas, je ne connaissais personne qui avait été blessé à l’entrejambe. Jusqu'à ce déploiement, j'avais un accord avec chacun de mes médecins : si je perds un membre, pas de problème. Si je perds deux membres, ou mon pénis, n’essayez même pas de me sauver. Je n'avais pas eu cette conversation avec mon dernier médecin, et j’ai perdu connaissance après avoir été blessé.

Quand je me suis réveillé à l'hôpital, je n'avais aucune notion du temps. Je ne sais pas combien de fois ils m'ont expliqué ce qui s'était passé. Je sais qu'à un moment donné, ils ont tiré le drap pour me laisser voir les dégâts. Je me souviens qu'un urologue m'a parlé de la blessure.

Kat : Pendant qu'ils l'emmenaient dans la salle d'opération, quelqu'un a percuté son brancard. La première chose qui est sortie de sa bouche a été : « Hé, fais gaffe, j'aimerais bien avoir des enfants un jour. » Il saignait de partout, ses pieds et ses tibias avaient été arrachés.

Il a été hospitalisé pendant deux mois et demi. Au début, il se disait : « Tout va bien se passer, on va pouvoir faire l'amour comme avant et avoir des enfants. » Je ne sais pas d’où est venu le déclic, mais un jour, il a dit : « Je comprends maintenant. » Il avait compris qu'il pourrait ne jamais se rétablir complètement.

Aaron : Pendant la première année qui a suivi mon accident, j'ai pris tellement de médicaments et je me suis fait opérer si souvent, au moins une fois tous les trois mois, que je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette période. Mais un des souvenirs que j'ai, c'est de m'être réveillé un matin, et mon pénis me faisait mal. J'avais eu une érection pour la première fois avec un cathéter. Kat et moi avons fêté ça en disant : « Ça marche ! Ça marche ! » J'ai passé un peu de temps seul à l'hôpital, alors j'ai testé la masturbation. Mais j'ai éjaculé du sang et c'était effrayant comme tout. J'ai dû voir un urologue après ça, et il m'a dit : « Vous devez continuer. »

« J'aurais aimé que quelqu'un nous dise cela plus tôt : “Ne comparez pas votre vie sexuelle d’aujourd’hui à celle d’avant la blessure, car elle ne sera jamais la même”. Il nous a probablement fallu un an pour accepter que le sexe serait à tout jamais différent »

Kat : Vous devez vous masturber et faire l'amour pour pouvoir dire aux médecins ce qui se passe. J'ai une assez bonne libido, donc j'étais partante, même si on pouvait faire l'amour juste quelques minutes. Il n'était pas question d'orgasme, ni même d'intimité, mais plutôt de : « Comment ça se passe ? »

On a vite compris qu'on pouvait encore avoir des relations sexuelles avec pénétration comme avant. Mais, avec le temps, on s'est rendu compte que le désir n'était plus là à cause de sa perte de testostérone.

Aaron : Il y a des positions qu'on ne peut plus faire, j’en suis incapable physiquement. J'ai dû passer par une période d'apprentissage et d’acceptation des limites de mon corps. On avait une bonne relation avec l’urologue et le personnel infirmier. Les conversations étaient très directes, mais la vérité est qu’on nous parlait assez peu de la question du sexe

Kat : Mon conseil pour les professionnels de la santé : assurez-vous d’avoir de la documentation et d’aborder le sujet du sexe, même si vos patients n'en parlent pas. J'aurais aimé que quelqu'un nous dise cela plus tôt : « Ne comparez pas votre vie sexuelle d’aujourd’hui à celle d’avant la blessure, car elle ne sera jamais la même. » Il nous a probablement fallu un an pour accepter que le sexe serait à tout jamais différent.

Aaron : Les quatre premières années, je prenais beaucoup d'antidouleurs. Je voulais avoir des relations sexuelles, mais les médicaments ne facilitaient pas les érections. Ensuite, j'ai arrêté la testostérone et j'ai suivi des traitements de fertilité pour pouvoir concevoir. Quand vous enlevez la testostérone, vous enlevez le désir. J’étais paresseux, léthargique. J'ai pris tellement de poids. Elle arrivait et me disait : « Allons-y, faisons l’amour ! » Et moi, je me disais : « Est-ce que je dois vraiment le faire ? » C'était énervant, parce que j'ai une femme super sexy.

Kat : On n'a pas pu obtenir les bons niveaux de testostérone avant que notre fille ait plus d'un an.

Aaron : Le jour où j’ai repris la testostérone, elle m’a dit : « Laisse-moi tranquille, on dirait un chien en rut ! »

Kat : On est prêts à avoir des conversations difficiles. Il y a des choses que j'aimais dans le sexe qui ne sont plus possibles pour nous. On n'en avait jamais parlé jusqu'à récemment. Mais j'ai accepté qu'il y a des choses que je ne pourrai plus jamais faire.

Aaron : Il nous arrive de trouver une nouvelle position de temps en temps. Il n'y a pas de timidité. Il faut juste discuter des choses.

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À Tokyo, des toilettes publiques aux parois transparentes
Origine:  VICE
Lundi, 24 Août 2020 07:54

À première vue, des toilettes aux murs transparents ne semblent pas être une bonne idée. Mais celles qui ont été récemment installées au Japon ont pour but de permettre aux visiteurs de vérifier la propreté du lieu.

Le 5 août, des toilettes multicolores aux parois transparentes ont été installées dans les parcs Haru-no-Ogawa et Yoyogi Fukamachi à Tokyo dans le cadre du « Tokyo Toilet Project » de la Nippon Foundation, une initiative qui vise à rendre les toilettes publiques accessibles à tous. L'organisation s'est associée à un certain nombre de designers, dont Shigeru Ban, célèbre architecte et designer japonais connu pour son travail avec le papier. Ban a imaginé des toilettes aux parois transparentes qui deviennent opaques lorsqu’elles sont occupées.

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LES TOILETTES DU YOYOGI FUKAMACHI MINI PARK LORSQUE LES MURS EXTÉRIEURS SONT OPAQUES. PHOTO : SATOSHI NAGARE / THE NIPPON FOUNDATION

Selon la Nippon Foundation, les murs transparents permettent de résoudre au moins deux problèmes liés à l'utilisation des toilettes publiques : l'hygiène et la sécurité. Ainsi, les gens peuvent facilement voir que les toilettes sont propres et que personne ne se cache à l'intérieur. Les toilettes sont également éclairées la nuit.

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LES TOILETTES DANS LE PARC COMMUNAUTAIRE DE HARU-NO-OGAWA. PHOTO : SATOSHI NAGARE / THE NIPPON FOUNDATION

Au début, les gens étaient confus au sujet de ces toilettes, mais ils ont fini par apprendre à apprécier leur design unique. « Je pensais que c'était des toilettes neuves encore en construction, mais apparemment, une fois que vous verrouillez les portes, personne ne vous voit. C'est génial. Je me demande si c'est pour prévenir les crimes à Shibuya, dit un internaute. Mais j'ai peur que les murs deviennent soudainement transparents en cas d’incident technique. »

« Je suis allé dans les toilettes transparentes, apparemment quand on ferme la porte, les gens à l'extérieur ne peuvent pas voir à l'intérieur. »

Le Tokyo Toilet Project vise à créer un total de 17 toilettes dans le quartier de Shibuya que tout le monde pourra utiliser confortablement, indépendamment du sexe, de l'âge ou du handicap. Le parc Ebisu ouvre également au public des toilettes avec 15 murs en béton conçus par Masamichi Katayama.

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LES TOILETTES DU PARC EBISU LE JOUR. PHOTO : SATOSHI NAGARE / THE NIPPON FOUNDATION
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LES TOILETTES DU PARC EBISU LE SOIR. PHOTO : SATOSHI NAGARE / THE NIPPON FOUNDATION

Au total, 16 designers font partie de l'initiative et toutes les toilettes seront construites d'ici l'été 2021.

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Sur les traces de "Babacar", le héros de la chanson de France Gall
Origine:  metronews
Lundi, 24 Août 2020 07:54

DANS LE RÉTRO - Vous vous souvenez sans doute de cette chanson de France Gall qui a eu un énorme succès en 1987, "Babacar". L'histoire d'un petit garçon qui a bouleversé la chanteuse lors d'un voyage au Sénégal. 33 ans plus tard, nous avons retrouvé Babacar chez lui au Sénégal, un pays que France Gall aimait profondément...

J'ai passé une journée avec un voleur de weed québecois
Origine:  VICE
Lundi, 24 Août 2020 07:52

Au Québec, on ne fait pas pousser que du maïs, du soja et du colza. Malgré la légalisation du cannabis en 2018, les champs étaient encore bien garnis de cannabis ces derniers mois. Et cette culture extérieure suscite la convoitise. Les voleurs rôdent. On est en a suivi un en pleine action. « Peu importe qui tu es, ne mets pas ta weed dans le champ. Je vais te la voler », s’exclame Sylvain*.

Il est 10 heures du matin et on s’apprête à monter dans un Cessna, un petit avion à quatre places, à l’aéroport de Saint-Hubert. Le plan de vol nous amène au-dessus de la Montérégie. La saison de récolte s’achève, mais Sylvain est persuadé qu’il reste encore beaucoup de cannabis dans les champs.

Si le gouvernement veut devenir le principal fournisseur d’herbe de la province, il est loin d’avoir marginalisé la culture illégale. En 2017, l’opération Cisaille de la Sûreté du Québec, la police québécoise, a coupé et détruit plus de 300 000 plants matures, selon le sergent Daniel Thibodeau. La plupart de ces saisies ont été faites à la suite de dénonciations d’agriculteurs qui ont trouvé du cannabis dans leurs champs.

Cette année encore, la police sillonnait les régions rurales du Québec. Sylvain, le voleur, use du même stratagème depuis 2006 pour dénicher les plantations. Et son opération peut être très payante. « Je peux faire une vingtaine de tours d’avion par été. J’ai déjà empoché jusqu’à 500 000 euros de vente en une saison, de la fin août au mois de novembre. »

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Armé d’un appareil photo muni d’un zoom, il scrute le territoire pour repérer les précieuses cultures. Une aiguille dans une botte de foin. « Au début, c’était plus facile parce que les producteurs plantaient de gros champs de cannabis, dit-il. On les repérait sans trop de problème ! Maintenant, les techniques de pousse se sont raffinées. Ils plantent en pointillés ou ils suivent les ravins pour que ce soit moins visible depuis les airs. Mais je les trouve quand même. »

Sylvain mitraille le sol de son appareil photo et repère trois lieux où l’on voit clairement des plantes vertes qui jurent au beau milieu des champs de maïs jaunis. « Il faut avoir l’œil pour différencier le cannabis de la mauvaise herbe, explique-t-il en me montrant le cliché qu’il vient tout juste de prendre. Avec la photo, je suis capable d’évaluer la valeur. Mais si je vois 5 000 plants dans un seul endroit, je n’y vais pas. Il y a trop de chances que la personne les surveille. Pour 50 plants le cultivateur ne va pas dormir dans son champ. » Sylvain est surexcité par ses découvertes. « J’ai vu de l’argent ! Je ne le laisserai pas là. Avec ça, je vais payer mes factures et passer une belle fin d’année. »

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Le vol aura lieu quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit. Sylvain a déterminé les coordonnées exactes de la plantation en comparant ses photos aux images satellites de Google Maps. Il me donne donc rendez-vous à une heure du matin dans une petite municipalité de la Montérégie.

« En moins d’une heure, il vide littéralement la plantation et remplit quatre gros sacs »

Dans un véhicule utilitaire, un chauffeur l’accompagne. Le sono dégueule du rap. Sylvain a déposé quelques sacs de jute, un sécateur et des gants de travail dans le coffre. Je lui demande alors s’il y a des risques à mener ce genre d’opération .« Je suis tranquille, dit-il en tirant sur son joint. Il faut aller dans le champ la nuit. Les fermiers se couchent et se lèvent de bonne heure. Et si ça arrive qu’on croise quelqu’un, on se cache au milieu des plants de maïs et on devient invisible dans le noir. Les pièges à ours, les lames de rasoir et les fusils reliés à des ficelles n’existent pas, ce sont des mythes. »

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Une trentaine de minutes plus tard, la voiture s'immobilise, plongée dans le noir. Sylvain donne ses indications. « On sort et on ne fait pas de bruit. Go ! Cours ! » Le chauffeur continue alors son chemin, seul. Il sera de retour une fois le vol terminé.

Dans la pénombre, on traverse des fossés et des étendues boueuses fraîchement récoltées. Le cambrioleur sait exactement où il nous emmène. Dix minutes plus tard, on tombe sur un champ de maïs. Sylvain compte six rangées, tourne à gauche et s’engage vers sa destination. L’odeur de cannabis nous monte tout de suite aux narines et on aperçoit une centaine de plantes bien vertes d’un peu plus d’un mètre de haut.

Rapidement, le voleur se met au travail. Il coupe et arrache les feuilles, les tiges et les fleurs avant de les enfoncer dans son sac. En moins d’une heure, il vide littéralement la plantation et remplit quatre gros sacs.

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Mais Sylvain n’est pas au bout de ses peines. « Sortir du champ est le moment le plus risqué. Faut pas faire de bruit. N’allume même pas ton téléphone, la lumière pourrait nous faire repérer. » Subtilement, il appelle son chauffeur. « Tout s’est bien passé, dit-il. Reviens. »

Quelques minutes plus tard, on est confortablement assis dans le véhicule. Sylvain est très satisfait de sa cueillette. Mais le travail est loin d’être terminé. Avec la hausse de la qualité de l’herbe cultivée en intérieur, dans un environnement contrôlé, la marijuana d’extérieur a beaucoup moins de valeur aujourd’hui. Une fois séchées, les plantes seront donc transformées en haschisch. Il estime qu’il en retirera plus de 7 000 euros sur le marché noir.

Je lui demande alors s’il a des remords à voler le fruit du travail d’autrui. « Je vois ça comme un travail, répond-il. Les cultivateurs squattent les champs d’agriculteurs, donc, je vole des voleurs. Je considère que je rends service à la police. Ils sont contents parce que j’ai tout coupé et ils n’ont pas besoin d’aller courir dans les champs. »

Pas certain que la police voit ça du même œil.

* Le prénom de la personne citée a été changé pour préserver son anonymat.

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Lot-et-Garonne : un motard de 24 ans se tue sur la route
Origine:  sudouest
Lundi, 24 Août 2020 07:50

C'est la quatorzième victime sur les routes du département depuis le début de l'année.
La route a encore tué cet été en Lot-et-Garonne. Ce dimanche vers 18h30,  sur la départementale 248 sur le territoire communal de Saint-Urcisse, un jeune homme de 24 ans, domicilié à Saint-Maurin, a perdu la vie au guidon de sa 750 cm3.... Lire la suite


James Charles Just Did A Makeover On JoJo Siwa And The Pics Will Make You Do A Double Take
Origine:  Buzzfeed France
Lundi, 24 Août 2020 07:48

"I DEADASS THOUGHT THIS WAS NIKKIETUTORIALS!"


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Iran : Un « sabotage » a causé l’explosion au complexe nucléaire de Natanz
Origine:  20minutes
Lundi, 24 Août 2020 07:48

Le complexe nucléaire de Natanz, en Iran, a été endommagé par une explosion, début juillet

Bouquetins : déjà 41 cabris repérés dans les Pyrénées
Origine:  la depeche
Lundi, 24 Août 2020 07:47

A ce jour, les gardes-moniteurs du Parc national des Pyrénées ont dénombré 41 cabris depuis le 4 mai dernier. "Cette ribambelle de nouveaux nés est une preuve éloquente, selon le Parc national des Pyrénées qui a...

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